La délivrabilité est la capacité d’un email à atteindre la boîte de réception de son destinataire plutôt que le dossier spam. Aujourd’hui, les fournisseurs de messagerie comme Gmail, Yahoo ou Outlook renforcent leurs contrôles pour lutter contre les courriers indésirables. Résultat : même une entreprise légitime peut voir ses campagnes bloquées si certaines bonnes pratiques ne sont pas respectées.

Voici les principaux points à vérifier pour améliorer la délivrabilité de vos emailings.

 

Vérifiez la configuration technique de votre outil d’emailing

 La première étape consiste à utiliser une adresse d’expéditeur professionnelle. Évitez d’envoyer vos campagnes depuis une adresse gratuite de type @gmail.com, @yahoo.fr ou @orange.fr. Ces adresses inspirent moins confiance aux fournisseurs de messagerie et peuvent pénaliser la délivrabilité.

Privilégiez une adresse liée à votre nom de domaine, par exemple : contact@monentreprise.fr ou newsletter@monentreprise.fr.

Pensez également à authentifier votre domaine avec les protocoles :

  • SPF : autorise votre outil d’emailing à envoyer des emails en votre nom ;
  • DKIM : garantit que le message n’a pas été modifié ;
  • DMARC : indique aux fournisseurs de messagerie comment traiter les emails suspects.

 

La plupart des plateformes comme Brevo, Mailchimp ou Sarbacane proposent un assistant de configuration. Quelques minutes de paramétrage peuvent considérablement améliorer vos résultats.

 

Authentifier le domaine permet d’ajouter une signature numérique à vos emails en garantissant que vos emails viennent bien de votre organisation.

 

Maintenez une base de contacts propre

La qualité de votre liste de diffusion est tout aussi importante que le contenu de vos emails.

N’ajoutez jamais des contacts récupérés sur Internet ou achetés auprès de prestataires. Envoyez uniquement à des personnes qui ont explicitement accepté de recevoir vos communications.

Pour sécuriser vos inscriptions, mettez en place un système de double opt-in sur les formulaire d’inscription à votre newsletter : l’utilisateur reçoit un email de confirmation sur lequel il doit cliquer pour valider son inscription.

Nettoyez également votre base régulièrement.

Deux indicateurs doivent attirer votre attention :

  • Hard bounce : l’adresse email n’existe pas ou plus. Elle doit être supprimée immédiatement.
  • Soft bounce : problème temporaire (boîte pleine, serveur indisponible…). Après plusieurs occurrences, il est préférable de retirer le contact.

Une base propre améliore vos performances et protège votre réputation d’expéditeur.

 

Évitez les pratiques qui déclenchent les filtres anti-spam

Les filtres analysent le contenu de vos emails avant même leur ouverture.

Certains mots ou formulations sont fréquemment associés aux spams :100 % gratuit, Cadeau, Gains garantis, Offre limitée, Urgent !, Vous avez gagné, Coupon, Faites vite, Appelez maintenant. Cela ne signifie pas qu’ils sont interdits, mais leur accumulation peut éveiller les soupçons des filtres automatiques.

Quelques bonnes pratiques :

  • Rédigez des objets clairs et naturels
  • Évitez les majuscules excessives
  • Limitez les points d’exclamation
  • Vérifiez que tous vos liens fonctionnent
  • Utilisez un code HTML propre généré par votre plateforme d’emailing
  • Ne pas mettre que des images
  • Eviter les pièces jointes

 

L’objectif est simple : écrire comme une entreprise qui informe ses clients, pas comme un spammeur qui cherche à attirer l’attention à tout prix.

 

Soignez votre réputation d’expéditeur

Votre réputation d’expéditeur fonctionne comme une note de confiance attribuée par les fournisseurs de messagerie.

Plus vos campagnes génèrent des erreurs, des désabonnements ou des signalements en spam, plus cette réputation se dégrade.

 

À l’inverse, une activité régulière et maîtrisée améliore votre crédibilité.

Pour préserver cette réputation :

  • Envoyez vos campagnes de manière régulière
  • Supprimez rapidement les adresses invalides
  • Respectez les demandes de désinscription
  • Évitez les envois massifs vers des contacts inactifs

 

Sur la plupart des outils d’emailing, vous pouvez suivre le taux de plaintes. Cet indicateur doit rester très faible. Un nombre important de signalements peut rapidement dégrader votre délivrabilité.

 

Surveillez l’engagement de vos abonnés

Les fournisseurs de messagerie analysent également le comportement des destinataires.

Si vos abonnés ouvrent vos emails, cliquent sur vos liens ou répondent à vos messages, cela envoie un signal positif.

 

À l’inverse, si vos campagnes sont systématiquement ignorées, vos futurs envois risquent davantage d’être classés comme indésirables. Il est donc recommandé de segmenter votre base et de repérer les contacts inactifs depuis plusieurs mois.

Avant de les supprimer, vous pouvez lancer une campagne de réactivation avec un message du type : »Souhaitez-vous toujours recevoir nos actualités ? »

Les personnes qui ne réagissent pas peuvent ensuite être retirées de votre liste. Mieux vaut envoyer à 500 contacts intéressés qu’à 5 000 destinataires qui n’interagissent jamais.

 

Testez régulièrement votre délivrabilité

Enfin, prenez l’habitude de contrôler la qualité de vos envois.

Les plateformes d’emailing fournissent généralement plusieurs indicateurs :

  • taux d’ouverture ;
  • taux de clic ;
  • Taux de désabonnement ;
  • Taux de bounce ;
  • Taux de plaintes.

 

À titre indicatif, un taux de bounce supérieur à 1 % doit vous alerter.

Exemple du centre de délivrabilité sur Brevo qui analyse globalement toutes les campagnes envoyées

 

Vous pouvez également utiliser des outils spécialisés comme Mail-Tester. Le principe est simple :

  1. L’outil vous fournit une adresse email temporaire.
  2. Vous envoyez votre campagne à cette adresse.
  3. Quelques secondes plus tard, vous obtenez une note et un diagnostic détaillé.

 

Ainsi, vous saurez immédiatement si votre configuration technique, votre contenu ou votre réputation nécessitent des corrections.

 

Crédits photos :

Magnific

 

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